Paroles de skipper - Le 21 septembre 2017 - 16:31

Ils débarquent sur les pontons encore hallucinés de leur course, un peu hagards. Ils peinent parfois à trouver les mots pour exprimer tout à la fois leur plaisir d'être ici, leur passion de la course au large, mais aussi les instants de doute, de fatigue, les déceptions...

 

Anthony Marchand (Ovimpex Secours Populaire),  

« Sur le moment, tu as toujours l’impression que c’est une punition. Il fallait barrer quasiment en permanence car ça allait plus vite que sous pilote.  Sur le retour, on a eu de la boucaille en permanence, on ne voyait pas à 500 mètres devant. Nerveusement, c’était vraiment dur. Je n’ai quasiment pas dormi, du coup quand on est passé sous spi, je me suis écroulé pendant presque trois heures. C’était nécessaire pour être lucide sur la fin du parcours. »

 

Xavier Macaire (Groupe SNEF)

« Je suis vraiment content parce que j’ai progressé constamment durant la course. J’étais plutôt mal parti et petit à petit j’ai réussi à revenir pour finir dans le top 5. En tous cas, c’était une course superbe, un peu longue avec beaucoup de près, mais c’était intéressant avec beaucoup de petits coups à jouer. »

 

 

Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance)

« Je suis forcément déçu de perdre mon titre de vice-champion de France, mais c’est le jeu. Charlie a très bien navigué, il mérite sa victoire. Ça veut dire que j’ai encore une marge de progression. »

 

Adrien Hardy (Agir Recouvrement)

« A titre personnel, j’aurais préféré un parcours entièrement libre, qui aurait un peu plus ouvert le jeu stratégique, mais c’était malgré tout une très belle édition. Le niveau de la flotte est toujours aussi homogène, la moindre erreur se paie cash. Mais c’est aussi pour ça qu’on vient. »

 

Pierre Le Boucher (Ardian)

« J’ai vécu deux courses dans la course. La première, quasiment jusqu’au Fastnet où je suis à la bagarre avec les leaders. Là tu apprends : placement sur le plan d’eau, vitesse, c’est extrêmement stimulant. Mais je me suis mis dans le rouge et sur un contre-bord, je me suis endormi comme une masse. J’ai perdu le contact avec le groupe de tête et c’est une autre course qui a commencé. »

 

Damien Cloarec (Saferail)

« J’ai eu un problème de moteur à hauteur du Fastnet. Du coup, je ne pouvais plus recharger mes batteries. Pour économiser l’énergie, j’ai barré presque tout le temps. En arrivant sur les côtes bretonnes, je me suis écroulé de fatigue et sur le circuit ce type de défaillance se paie cash. »

 

Thierry Chabagny (Gedimat)

« Je suis parti du mauvais côté dans le chenal du Four. De plus j’avais un petit déficit de vitesse. Le paquet de tête est parti. Ensuite, c’est quasiment impossible de revenir. J’ai réussi à combler une partie du retard, mais je n’ai jamais pu revenir pour jouer avec eux. C’est un peu frustrant, mais c’est souvent la règle en Figaro. Il ne faut pas louper le coche. »

Alan Roberts (Sea Cat Services) :

« Je n’ai pas beaucoup navigué cette année et sur cette course, ça s’est ressenti immédiatement. Il va falloir maintenant que j’analyse ce qui n’a pas bien fonctionné et que je travaille tous ces points cet hiver pour être performant l’an prochain. »

 

Gildas Mahé (Les Perles de saint-Barth) :

« C’était le troisième bateau sur lequel je naviguais cette année. Forcément, ce n’est pas le plus simple pour trouver ses repères, d’autant que j’ai un petit souci. Autant je vais vite au portant, autant je me fais des nœuds dans la tête au près. Et là, question près, on a été servi. »

 

Tanguy Le Turquais (Nibelis) :

« Autant je me sens vraiment à l’aise dans les petits airs, autant j’ai à bosser dès que le vent monte. Sur cette course, c’était flagrant : j’ai pu rester au contact des hommes de tête jusqu’à ce que le vent prenne des tours. Là, je n’ai pas pu tenir le rythme. Cette saison m’a permis de connaître mes points forts et mes points faibles, c’est plus facile pour progresser ensuite. »