Nicolas Lunven : « un parcours très contrasté » - Le 21 septembre 2017 - 15:04

« La remontée jusqu’au Fastnet était géniale : belles conditions, un peu de soleil, du vent pas trop faible, c’était très tactique, vraiment intéressant. Le retour était moins drôle. La nuit était vraiment noire et on n’arrivait à rien distinguer au-delà de l’étrave du bateau. En revanche, les vagues qu’on prenait dans la figure étaient bien réelles. Des deux nuits qu’on a eu pour descendre du Fastnet, la première n’était pas si difficile : le vent s’est révélé un peu moins fort que prévu, j’ai pu dormir un peu, me restaurer. En revanche, la deuxième était vraiment costaude.

C’est clair que sur la dernière nuit, la fatigue jouait. C’est la fin d’une saison qui a été particulièrement dense et la course en elle-même était éprouvante. On est parti depuis dimanche et le niveau de la concurrence est telle que c’est impossible de lâcher, ne serait-ce qu’un peu. Une fois que le vent a tourné, qu’on a envoyé le spi, c’était infernal. Le bateau bondissait de vague en vague dans tous les sens. Pour aller chercher le sac à spi, j’ai dû crapahuter à quatre pattes sur le pont, c’est la première fois que ça m’arrive.

Etre Champion de France ? C’est étonnant, parce que ça fait forcément plaisir, mais ce n’est pas la même émotion que procure la victoire dans une course comme La Solitaire. Un championnat, ça se construit sur l’année. Ce titre clôt de la plus belle des manières cette saison puisque c’est, a priori, ma dernière saison en Figaro, ma dernière course sous les couleurs de Generali. C’est une jolie façon de tourner la page… »