DE BON AUGURE - Le 14 septembre 2017 - 19:14

A moins de trois jours du départ de la Douarnenez Fastnet Solo, les voyants sont au vert. Le plateau, s’il est moins fourni que sur certaines épreuves comme la Solitaire Urgo Le Figaro, regroupe les meilleurs solitaires du moment, et la météo semble vouloir offrir un visage plus clément que ces dernières semaines pour la parade du samedi et le départ de dimanche.

Il faut un temps où l’on allait fouiller les entrailles d’une volaille sacrifiée pour consulter les oracles et savoir si l’entreprise qu’on envisageait serait couronnée de succès. Aujourd’hui, les ordinateurs, les statistiques et les observations satellites ont remplacé avantageusement les pythies. On gagne en fiabilité ce qu’on a perdu en poésie, même si quelques incertitudes demeurent encore quant aux conditions qui vont régner cet aller-retour entre Douarnenez et le phare du Fastnet.

 

  • Comme un air d’été indien

A Douarnenez, bourrasques et pluie battante ont enfin cédé la place à un franc soleil particulièrement bienvenu tant par les contrôleurs de jauge, que les coureurs et les préparateurs. L’optimisme est d’ailleurs de mise tant pour la parade de samedi après-midi que pour le départ dimanche à 16h en baie de Douarnenez. Pour cette édition 2017, les organisateurs de Douarnenez Courses ont préféré proposer aux coureurs une parade dont le clou sera le passage des navigateurs devant la digue du Rosmeur, plutôt qu’un prologue proprement dit répondant avant tout à des critères sportifs. Ici, les coureurs auront le temps de se présenter devant le public alors que les commentaires distillés sur la jetée, sonorisée pour l’occasion, permettront de mieux connaître les profils de chacun. Une manière de faire un peu plus partie de la famille pour le pblic.

 

  • De belles conditions pour une finale

Partir à l’assaut de la mer d’Irlande à la mi-septembre peut vite relever de la gageure quand les régimes dépressionnaires s’installent sur l’Atlantique Nord. Heureusement, les prévisions météorologiques semblent résolument optimistes pour ces quelque quatre jours de course entre Bretagne et Irlande. Un régime de vent de nord faibles à modérés devrait progressivement laisser la place à des vents d’ouest à l’approche d’un front atténué entre la pointe de l’Angleterre et l’Irlande. Tout ceci promet une course tactique où il faudra affiner ses trajectoires sur un parcours qui laisse une grande liberté de choix dans ses options.

 

  • Vertus pédagogiques

En attendant le départ, les contrôles de jauge continuent sous l’égide des arbitres de la Fédération Française de Voile. Les pontons ont subi l’amicale invasion d’écoliers de Douarnenez qui profitent de la présence des skippers pour les interroger sur leur vie de marin. Chaque jour, ce sont quatre classes qui viennent arpenter les pontons, nouer les contacts avec les skippers et les préparateurs… Au final, ce sont près de 300 écoliers qui auront pu toucher du doigt les exigences de la course au large. C’est aussi le sens de la parade commentée sur la digue du Rosmeur : faire partager la vie de ces navigateurs, rendre chacun un peu plus familier de l’événement qui se prépare. L’identité maritime d’une ville se construit aussi à partir d’initiatives de ce type.

 

Le programme de la Douarnenez Fastnet Solo

 

13 au 15 septembre : mise à disposition des bateaux pour contrôles de jauge

16 septembre : parade en baie commentée à partir de 15 heures sur la digue du Rosmeur

17 septembre, 16 heures : départ de la Douarnenez Fastnet Solo – Douarnenez – Wolf Rock – phare du Fastnet et retour. Soit 600 milles de course. Parcours de substitution vers la bouée BXA (entrée de la Gironde) suivant les conditions météo.

20 ou 21 septembre : arrivée estimée de la Douarnenez Fastnet Solo

22 septembre : postlogue

23 septembre : remise des prix et proclamation des résultats du Championnat de France de Course au Large.